Orhan PAMUK: Mon nom est rouge
Dans les rues d’Istanbul, en cet hiver 1591, la neige semble avoir avalé les couleurs. Et pourtant, sous cette blancheur silencieuse, un homme est mort, et sa voix — chose impossible — nous parle depuis le fond du puits où son corps a été jeté. Ce mort, c’est un enlumineur. Un artisan de l’image. Et ce qu’il a vu, ce qu’il savait, ce qu’il allait peut-être révéler, menace de faire basculer tout un monde. Ce monde, c’est celui des ateliers impériaux à la fin du XVIᵉ siècle, au temps du Lire la suite







